FAQ

FAQ

Plusieurs enseignants participants au projet ont émis l’idée d’une rubrique FAQ sur ce site. La voici donc créée. Toutes les réponses que vous attendez ne sont peut-être pas dedans mais elles viendront probablement très bientôt.

 

Q1 : Qui utilisera les applications éducatives sur tablettes ?

Près de 750 élèves de cycle 2 (CP à CE2) et 300 de collège (6e et 5e) de l’académie de Grenoble

Q2 : Comment s’effectue la sélection des écoles ?

L’étude est longitudinale, c’est-à-dire qu’elle doit permettre le suivi des mêmes élèves d’élémentaire sur 3 ans et des mêmes élèves de collège sur 2 ans.

Un appel à candidature a été réalisé au printemps 2017 auprès des écoles de l’académie de Grenoble (publication sur le site web et transmission directe aux écoles par les inspecteurs). Un autre appel sera soumis au printemps 2018 pour l’enrôlement de collèges.

Pour les écoles, nous avons effectué une sélection parmi les écoles candidates. La sélection a été réalisée de sorte à obtenir un échantillon d’élèves représentatifs des écoles de l’académie de Grenoble. 3 critères ont été choisis : nombre d’élèves dans l’école, caractère rural ou urbain du secteur dans lequel se situe l’école, école en zone prioritaire ou non. Bien entendu, deux prérequis était aussi nécessaire : l’adhésion de l’ensemble des enseignants du cycle 2 et la présence de wifi dans l’école (mais non nécessairement dans la classe).

Q3 : Pourquoi faire passer des tests ?

Les pré-tests (évaluations en novembre-décembre) vont permettre de dresser le profil des classes impliquées dans le projet.

Si nous voulons mesurer l’efficacité d’EVAsion par rapport à LUCIOLE, nous devons nous assurer que les classes qui utilisent EVAsion ont a priori les mêmes caractéristiques que les classes qui utilisent LUCIOLE. Si on ne proposait EVAsion qu’à des élèves très en avance dans les apprentissages et LUCIOLE qu’à des élèves moins avancés, les enfants du groupe EVAsion auraient probablement un meilleur niveau de lecture en fin d’année. Mais cela ne démontrerait pas qu’EVAsion est plus efficace que LUCIOLE pour entraîner la lecture.

Pour démontrer qu’un des dispositifs est plus efficace pour la lecture et l’autre pour l’anglais, il faut que les effets observés en fin d’année soient attribuables sans hésitation à la seule utilisation de ces logiciels. Il faut donc que les élèves des classes qui utiliseront EVAsion soient comparables aux élèves qui utiliseront LUCIOLE (environnement familial comparable, exposition comparable au français et à l’anglais et taux comparable de bilinguisme, même compétences en vocabulaire, même connaissance des lettres, etc…). Sans cela, aucune comparaison des progrès réalisés ne peut être valide.

Les post-tests (mai-juin 2018) vont permettre de mesurer les compétences des élèves en lecture et en anglais en fin de CP.

Ils permettront de comparer les progrès réalisés entre le début et la fin de l’année. Si le groupe d’élèves (350 environ) qui aura utilisé EVAsion a un niveau de lecture supérieur à celui des élèves qui auront utilisés LUCIOLE, alors nous pourrons en conclure qu’EVAsion est une aide efficace pour l’apprentissage de la lecture.

Si le groupe LUCIOLE (350 environ) a de meilleures performances en anglais que le groupe EVAsion, alors cela démontrera l’efficacité de LUCIOLE pour entraîner la compréhension de l’anglais parlé.

Q4 : Est-ce que les évaluations sont une perte de temps pour les enfants ?

Les exercices que les enfants réalisent lors des évaluations sont des exercices de vocabulaire, de langage ou de traitement visuel. Ce sont des exercices qui les entraînent sur des dimensions importantes pour les apprentissages. Les enfants ne perdent pas leur temps, le travail réalisé pendant les tests leur est utile.

Q5 : Pourquoi faire des évaluations des logiciels ?

Le ministère de l’éducation finance le projet FLUENCE dans le but de proposer à termes de nouveaux outils que les enseignants pourront intégrer à leur pratique pédagogique.

On aurait pu développer les jeux éducatifs EVAsion et LUCIOLE et simplement les mettre à disposition dans les écoles. Les jeux sont attrayants et devraient plaire aux enfants ; ils sont basés sur les connaissances issues de la recherche internationale ce qui leur donne une certaine légitimité.

Mais qu’est-ce qui prouve que ces jeux sont utiles ? qu’est ce qui montre qu’ils aident les enfants à apprendre mieux et plus vite ?

Les évaluations sont là pour mesurer les effets des jeux sur les apprentissages. Si l’on montre que les enfants qui jouent à EVAsion apprennent à lire plus vite et mieux, alors il faut absolument demander aux enseignants d’utiliser EVAsion en classe.

Si les enfants qui utilisent LUCIOLE comprennent mieux l’anglais que les enfants qui utilisent EVAsion, alors il faut proposer LUCIOLE aux enseignants.

Nous remercions les parents qui ont accepté de remplir le questionnaire qui leur a été remis. Ce questionnaire nous apporte des informations importantes pour assurer l’équivalence des groupes LUCIOLE et EVAsion.

Les évaluations vont permettre de savoir si les jeux éducatifs en question sont réellement efficaces pour améliorer les apprentissages.
Seuls les jeux efficaces seront mis à disposition des enseignants par le Rectorat dans les prochaines années.

Q6 : Des données numériques des élèves sont stockées. Qui y a accès ? Pourquoi ? Quels droits des parents ?

Les données qui sont stockées proviennent de 3 sources : les questionnaires que nous faisons passer aux parents, les tests que nous soumettons aux élèves et les traces d’activité des élèves.

Questionnaire aux parents et réponses aux tests sont collectées et stockées directement par les équipes de recherche, sans aucun nom / prénom de l’enfant, ni même  le nom de l’école, sa classe ou la ville.  Ces données servent simplement à évaluer les applications et expliquer les résultats obtenus. Nous faisons le lien avec les traces d’activité grâce à un numéro affecté aléatoirement à chaque élève (idFluence).

Les traces d’activité des élèves sur les applications (par exemple : temps de jeu, nombre de réussites/mauvaises réponses données, lectures à voix haute)  sont collectées directement lors de l’utilisation de ces dernières. Ces traces sont stockées au Rectorat. Elles servent avant tout à l’enseignant qui pourra suivre sur une interface web les progrès de ses élèves et adopter de ce fait la réaction pédagogique qu’il juge nécessaire. A ce stade, les traces ne peuvent donc pas être anonymes.

Toutefois, quand les équipes de recherche y accèderont, ça sera suite à un processus d’anonymisation qui liera ces traces à l’idFluence. L’objectif d’accéder aux traces est là encore de mieux expliquer les résultats des tests mais aussi de permettre l’amélioration des applications le cas échéant.

La collecte et utilisation des données par les chercheurs est soumise à autorisation parentale. Bien entendu et conformément à la loi, cela fait l’objet d’une autorisation CNIL. Même après autorisation et sur simple demande à l’enseignant, les parents des élèves concernés sont en droit de demander à tout moment à ce que son enfant ne participe pas aux évaluations ou à ce que ses données ne soient pas transmises par l’académie de Grenoble aux chercheurs. Ils disposent également tout au long de l’année scolaire d’un droit d’accès et de rectification aux informations recueillies concernant leur enfant.

A noter aussi que le projet fait l’objet d’un avis favorable donné par un comité d’éthique (CERNI). Il était important pour nous de nous assurer que nos évaluations n’interféraient pas avec la prise en charge habituelle des élèves et n’induisaient pas de discriminations.

Q7 : Les classes et écoles auront-elles un retour sur le niveau de leurs élèves par rapport aux classes et écoles participantes au projet ?

Non, car cela est rendu impossible de par l’anonymisation des données. Nous ne pourrons faire que des retours liés à l’effet de l’utilisation d’une application ou d’une autre.

Q8 : Comment connaître les résultats de ces évaluations ?

Plusieurs vecteurs de transmission de ces résultats existent :

  • Le site web de Fluence avec notamment son blog où des informations vous sont apportées au fil des mois
  • Les équipes de recherche publient tout au long du projet des articles et participent à des conférences. Certaines de ces communications sont difficilement accessibles pour quelqu’un qui n’est pas du domaine, d’autres sont au contraire très grand public. Des informations sur le blog sont régulièrement postées sur ces communications.
  • A la fin du projet, les résultats seront transmis à l’académie de Grenoble et aux enseignants. Un retour sera aussi distribués aux parents dont les enfants sont toujours dans l’école.

Q9 : Pendant combien de temps seront exposés les  enfants aux applications éducatives sur tablette? Est-ce sans risque ?

Les enfants seront devant les tablettes 3 x 20 minutes par semaine pendant 10 semaines.

Les applications ne représentent aucun risque pour l’enfant. Il n’y a pas de violence (ou autres images et scénarios gênants) et les séances sont d’une très courte durée, évitant ainsi tout effet négatif de l’exposition prolongée aux écrans.

Voici quelques paragraphes extraits de « L’enfant et les écrans » (par l’Académie des Sciences) que vous pouvez retrouver en ligne en cliquant  sur ce  lien.
« L’utilisation pédagogique des écrans et des outils numériques à l’école ou à la maison peut marquer un progrès éducatif important. Les logiciels d’aide à la lecture ou au calcul sont par exemple très précieux, notamment en cas de troubles spécifiques des apprentissages cognitifs (dyslexies, dyscalculies). Par ailleurs, il est important de familiariser l’enfant, dès cet âge, avec les attitudes relationnelles » (p23)
« Les jeux vidéo – et la réalité virtuelle de façon générale – peuvent constituer un support dans de nombreuses formes de prise en charge
(orthophonie, ergothérapie, psychothérapies, etc.), en fournissant une forme de médiation thérapeutique très utile avec les enfants et les adolescents, aussi bien en thérapie individuelle qu’en thérapie de groupe. » (p29)

« Les conséquences problématiques de l’exposition trop prolongée (plus de deux heures par jour) du jeune enfant aux écrans non interactifs (voir la recommandation 7) peuvent perdurer bien au-delà des premières années et se traduire notamment par des performances scolaires amoindries. » (p30)